" J'ai fini d'me chercher
Falling into your nest
Depuis qu'j't'ai trouvé
I call it bliss
La meilleure personne en moi
For the best and less and the rest
Au fond c'est toujours toi
Nothing is quite like it use to be
Mon âme, mon amour, ma foi
Deep down inside of me
Les anges se passeront de toi
I'm done searching for myself
Reste encore au creux de moi
Since you're flowing in my rains
Cinq minutes jusqu'à l'infini "
Bliss
Envolée.
Cette envie venue de nulle part je la ressens encore. Elle vient se frotter à moi, m'excite et m'enivre. Puis s'éclipse. Moi, si frêle, je demeure. Ce trouble m'envahit et m'habite depuis des mois. Je suis prisonnière de mon désir. Je tente de m'y soumettre, mais en vain. Tout cela m'échappe. J'appréhende l'impalpable. La réalité pesante de ce néant se propage. Je suis dépossédée et je vois s'attarder en moi un vide inexorable laissé par mes mots qui se prélassent.
Hantée par mes doutes, je me retrouve tel un oisillon à l'aube de son premier envol, chancelante et maladroite. Attendre et espérer l'enchantement de la création. L'oiseau tremble et reste paralysé tandis que j'implore un soupçon d'essence magique pour, à partir du rien, construire un tout. Me libérer par ma plume. Je trouverais le mouvement et flotterais au-dessus de ce cruel désordre. Cet envol marquerait l'avènement d'un équilibre parfait.
Mais je suis encore là. Bloquée au milieu de nulle part, j'ère dans ce no man's land au paysage insipide. Je tente d'y déposer des couleurs mais l'obscurité me rattrape. Ma raison me domine toute entière tandis que le temps s'écoule. Le temps, lui, rien ne l'arrête. Mes doigts sont glacés et je me sens comme retranchée. Oui, enfouie sous un amas de poussière, recouverte par la lourdeur de mes phrases. Moi qui voudrais simplement me sentir vivre, je ne m'entends plus respirer. J'ai perdu tout contrôle, toute harmonie et, guidée par mes sens, je recherche la raison de nos existences. Seuls face à nous-mêmes, nous posons-nous tous les mêmes questions ?
Je me suis égarée dans le fouillis de mes pensées. Plus rien n'a de sens. Mon esprit a subi le chaos perpétré par une lutte acharnée. Le combat de la raison contre celui du rêve se fond, l'air de rien, en une cohabitation indomptable.
Envers et contre tout, je tente de revenir à ce que je suis, ce que j'ai perdu. Ce qui m'échappe peu à peu. Je nage à contre courant et, si je vole, c'est contre le vent. Chaque jour un peu plus loin. M'éloignant finalement de moi sans que je n'y puisse rien.
Et toi, t'en penses quoi, hein ?! Pourquoi tu dis rien ? Pourquoi ce silence ? Insoutenable silence... C'est ta faute après tout !
Il ne comprend pas... Il a éclairé ma vie mais vidé mes papiers. Et comment pourrais-je lui en vouloir quand il me regarde si tendrement ? Je retrouve en lui mon équilibre.
Ses yeux brillent quand, maladroitement, il me parle d'amour. Et moi, moi je suis au paradis. Je nous devine, et je vois les frontières de mon bonheur s'élargir. Il m'offre de nouveaux horizons et je n'ai pas peur de m'y aventurer. Je suis si sereine quand il me prend par la main... Mes mots sont vides mais de là-haut je contemple ce joyeux festival insipide. Je me moque bien que ce ballet verbal soit indécemment monstrueux. Je m'en amuse même parce que j'ai enfin compris. Ce sont ses paroles qui me font voler. Et, croyez-le, je n'ai jamais eu de plus jolies ailes.
Hantée par mes doutes, je me retrouve tel un oisillon à l'aube de son premier envol, chancelante et maladroite. Attendre et espérer l'enchantement de la création. L'oiseau tremble et reste paralysé tandis que j'implore un soupçon d'essence magique pour, à partir du rien, construire un tout. Me libérer par ma plume. Je trouverais le mouvement et flotterais au-dessus de ce cruel désordre. Cet envol marquerait l'avènement d'un équilibre parfait.
Mais je suis encore là. Bloquée au milieu de nulle part, j'ère dans ce no man's land au paysage insipide. Je tente d'y déposer des couleurs mais l'obscurité me rattrape. Ma raison me domine toute entière tandis que le temps s'écoule. Le temps, lui, rien ne l'arrête. Mes doigts sont glacés et je me sens comme retranchée. Oui, enfouie sous un amas de poussière, recouverte par la lourdeur de mes phrases. Moi qui voudrais simplement me sentir vivre, je ne m'entends plus respirer. J'ai perdu tout contrôle, toute harmonie et, guidée par mes sens, je recherche la raison de nos existences. Seuls face à nous-mêmes, nous posons-nous tous les mêmes questions ?
Je me suis égarée dans le fouillis de mes pensées. Plus rien n'a de sens. Mon esprit a subi le chaos perpétré par une lutte acharnée. Le combat de la raison contre celui du rêve se fond, l'air de rien, en une cohabitation indomptable.
Envers et contre tout, je tente de revenir à ce que je suis, ce que j'ai perdu. Ce qui m'échappe peu à peu. Je nage à contre courant et, si je vole, c'est contre le vent. Chaque jour un peu plus loin. M'éloignant finalement de moi sans que je n'y puisse rien.
Et toi, t'en penses quoi, hein ?! Pourquoi tu dis rien ? Pourquoi ce silence ? Insoutenable silence... C'est ta faute après tout !
Il ne comprend pas... Il a éclairé ma vie mais vidé mes papiers. Et comment pourrais-je lui en vouloir quand il me regarde si tendrement ? Je retrouve en lui mon équilibre.
Ses yeux brillent quand, maladroitement, il me parle d'amour. Et moi, moi je suis au paradis. Je nous devine, et je vois les frontières de mon bonheur s'élargir. Il m'offre de nouveaux horizons et je n'ai pas peur de m'y aventurer. Je suis si sereine quand il me prend par la main... Mes mots sont vides mais de là-haut je contemple ce joyeux festival insipide. Je me moque bien que ce ballet verbal soit indécemment monstrueux. Je m'en amuse même parce que j'ai enfin compris. Ce sont ses paroles qui me font voler. Et, croyez-le, je n'ai jamais eu de plus jolies ailes.
June.


